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Hellfest (Clisson 19.06.09 FR)

 
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BloodyMetalAngel
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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû - 11:31 (2009)    Sujet du message: Hellfest (Clisson 19.06.09 FR) Répondre en citant

Après la réussite indéniable évoquée par tous l'année dernière, nul doute que le pèlerinage annuel à Clisson s'avérait encore une fois non négociable. Au fur et à mesure de l'affiche, on pouvait voir que les promesses de Ben l'année dernière, portant sur sa volonté de continuer à faire évoluer le festival en attirant par exemple de plus gros groupes tout en gardant un fort souci de variété et de qualité au niveau des groupes proposés a été tenu et c'était donc fort curieux de constater comment tout cela allait se dérouler sur place que je m'en allais le cœur joyeux rejoindre des hordes de metalleux d'horizons divers et variés. (Vins149)
Arrivé la veille du fest entre amis, histoire d'assurer le coup concernant les espaces de campements, j'ai la bonne surprise de me rendre compte qu'il y a un mini avant-festival dans le chapiteau situé près des tentes. Un groupe qui m'est totalement inconnu nous fait un petit warm-up avant les 72 heures de Clisson !
Tout commence sur les chapeaux de roue puisque les excès du soir me feront passer la première nuit à la belle étoile sur le plancher des vaches, incapable de retrouver une tente pourtant située à quelques dizaines de mètres de mon lit d'infortune. La journée du vendredi ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices puisque la grisaille remplit le ciel qui commence a nous balancer un crachin glacé et en plus c'est avec du Madonna que nous sommes réveillés (blague des organisateurs ??).Et puis tout s'arrange ! Je retrouve mes esprits, mes amis, ma tente et les cieux s'éclaircissent ! Que la fête commence ! (Chaosbc)

VENDREDI 19 JUIN

BACKYARD BABIES (Crüe Fest Stage - 14h25-15h05) » PHOTOS

Cette édition 2009 commencera donc pour moi avec les punk-rockers suédois de Backyard Babies. Bien que sur album, leur musique ait une fâcheuse tendance à devenir un peu trop molle, sur scène ces messieurs n'ont par contre pas perdu leur énergie, c'est ainsi que la sauce prend assez bien avec le public, d'autant plus que les musicos communiqueront pas mal avec leur audience et se donneront sans rechigner au niveau de l'interprétation sous les prémices d'un soleil tapageur.
A signaler d'ailleurs que je découvre par la même occasion l'une des nouveautés de l'édition de cette année : un écran géant idéalement situé entre les deux scènes principales et qui diffuse en direct les concerts ayant lieu sur ces scènes en question, d'autant que l'orga s'étant doté de plusieurs plans de caméra possible, le rendu était vraiment bon quand on prend en compte le fait que la captation était réalisée en direct-live. Cela se fait déjà sur des festivals plus importants et c'est vraiment bien que le Hellfest ait adopté ce processus aussi ! Pour en revenir au concert donc, ce dernier parut passer assez vite, ce qui est plutôt bon signe et même le dernier single qu'ils nous ont introduit paraissait sympathique en version live, c'est que ça donnerait presque envie de revoir ses préjugés sur leur disque actuel, j'appelle ça une mission réussie pour débuter ce Hellfest nouveau ! (Vins149)

EYEHATEGOD (Main Stage 02 - 15h10-15h50) » PHOTOS

C'est visiblement complètement bourré que Mike Williams, le chanteur de Eyehategod, débarque sur scène bien décidé à rendre la vie impossible à son pied de micro qu'il maltraite sans relâche ! Bonne découverte en ce qui me concerne pourtant puisque j'avais eu un peu tous les avis sur ce groupe auparavant qui oscillant entre le génial et l'inutile. La philosophie de Eyehategod est très simple : le direct et l'uppercut. Son metal sludge met une bonne fessée à tout le monde tellement le son est massif et compact. Ca ne joue pas nécessairement super propre, au contraire ! C'est sale, c'est gras, c'est malsain... mais tout retombe dans les temps à chaque fois. Je craignais de me retrouver avec un son trop dégueulasse et pourtant ça sonnait et c'était efficace. Une très bonne surprise en somme. (Chaosbc)

NASHVILLE PUSSY (Crüe Fest Stage - 15h55-16h35) » PHOTOS

N'ayant entendu que du bien et à de nombreuses reprises à propos de ces rockeurs sudistes, notamment en ce qui concerne leurs prestations live, l'occasion était belle de voir ce qu'il en était et je n'ai pas été déçu. Si la communication fut assez minimale et que le frontman du groupe avait l'air en mode "présentations" avec le public, le show en lui-même fut énergique à souhait, on sent une grande complicité entre les membres (même la nouvelle venue au look néo-punk ravageur s'intégrait à merveille dans ce rouage hard rock bien huilé), chose sympathique mis à part le batteur bien sûr, tout le monde est sur le front au devant de la scène et au final ni le public, ni votre serviteur n'auront de soucis pour rentrer pleinement dans ce concert qui a dû en convaincre plus d'un. (Vins149)

N'ayant jamais pu voir les Nashville j'avais hâte de voir enfin Ruyter Russ et ses acolytes d’autant plus que la prod' du dernier album m'avait un peu déstabilisé (un peu trop propre à mon goût). Et je n'ai vraiment pas été déçu : un show forcément Rock'n Roll et une formidable force de frappe. Entouré de tout ces groupes Extrêmes, Nashville Pussy est un oasis de bon rock pêchu qui désaltère, ressource et aussi nous balance de sévère coups de pompe dans les joyeuses. Conscients d'un temps de jeu vraiment réduit, les américains font dans l'efficace et nous envoient 40 minutes de hard-rock direct, carré, authentique et inspiré. Ca envoie sévère et ce n'est pas l'audience présente qui dira le contraire !!! (Chaosbc)

Speed Machine
Piece Of Ass
High As Hell
Good Night For A Heart Attack
Struttin Cock
I'm So High
Hate & Whisky
Drunk Driving Man
Ain't your Business
Come On Come On
Go Motherfucker Go

PAPA ROACH (Crüe Fest Stage - 19h05-19h55) » PHOTOS

Surpris comme beaucoup je suppose par la présence de ce groupe phare de l'époque depuis longtemps révolue du néo-metal (qui depuis est devenu un gros mot !), j'étais quand même bien curieux d'aller voir la prestation de Jacoby Shadix et ses potes, car ici sur Metal Sickness on est ouvert d'esprit et il faut avouer que le groupe possède, à l'instar d'autres formations de leur acabit, des "tubes" assez sympathiques. Et effectivement l'arrivée sur place laisse penser à un petit retour dans le temps (putain 10 ans !) au vu d'un public d'ados ressemblant étrangement à ceux qui suivaient le groupe à la fin du siècle dernier avec par-ci par-là quelques anciens ados justement dont je fais partie qui voulait voir 10 ans après ce que donnait ces héros éphémères d'une autre époque. Et je crois pouvoir dire que nous avons tous bien fait, le Hellfest en premier pour avoir mis de coté les préjugés car Papa Roach en live mes amis, ça le fait !
Première source d'étonnement, j'en étais resté au Papa Roach en mode "obèses en baggy" peu après leur accès à la célébrité et je découvre des gaillards au look moins djeuns et beaucoup plus affûtés physiquement. De même leurs titres actuels n'ont que peu à voir avec ce qui les a fait connaître, on a le droit à un bon vieux rock/metal des familles avec une touche de punk pas dégueux. Et enfin monsieur Jacoby est un sacré frontman et la foule lui mangera littéralement dans la main lors de ses visites vers la fosse. On est donc loin des clichés du néo-metal et ses groupes de poseurs devant ces musiciens qui se donneront à fond avec une énergie qui fait plaisir et qui rendront même hommage aux anciens présent au Hellfest ce jour-là (Mötley Crüe, Heaven And Hell).
Au final donc on aura eu le droit à de vrais bons moments avec des tubes interprétés de manière fort énergique ("Getting Away With Murder", "Hollywood Whore" dédié à "Shitney Spears", "Last Resort") et à la fin on aurait même souhaité que cela dure plus longtemps, comme quoi il aurait été vraiment dommage de passer à coté. (Vins149)

Set-list :

Between Angels & Insects
To Be Loved
Getting Away With Murder
Into The Light
Life Line
Hollywood Whore
Dead Cell
The Last Resort

ENTOMBED (Rock Hard Tent - 20h-20h45)

Place aux pionniers du Swedish death metal ! Entombed débarque pour nous assener son death metal crasseux et groovy. Pour dire vrai, étant donné que je ne suis pas arrivé très tôt sur le site, Entombed est le premier groupe dont j’ai pu suivre l’intégralité de leur prestation. Et on peut dire que ça fait du bien de se poser un peu face à des piliers du death metal. Et grande fut ma satisfaction lorsque les morceaux de l’album "Clandestine" ont fait leur apparition. Tout cela donne envie de se replonger dans leur discographie. Et ce qu’il y a d’agréable avec Entombed c’est leur bonne humeur et la communication avec le public, ce qui peut parfois étonné pour un groupe de style. Un show bien agréable. (Blackpsychoz)
C'est devant un parterre conquis d'avance qu’Entombed (trop rare sur les scènes françaises) va attaquer son set. Et c'est tant mieux car si les titres sont superbement interprétés, le son laisse franchement à désirer : les basses sont puissantes mais hélas le volume est tellement haut que les enceintes saturent pas mal. Malgré tout, expérience oblige, tout est réglé comme une horloge et fait mouche à chaque titre. Lars, tout sourire, sait bien comment avaler la scène d'une seule bouchée. Comme possédé, il court, saute vers les enceintes, harangue le public sans relâche. Un excellent show offert par Entombed ici. (Chaosbc)

DOWN (Crüe Fest Stage - 20h50-21h50) » PHOTOS

Ce soir on peut quasiment dire que Down jouait "à domicile" tellement j'ai rarement vu sur un festival un groupe bénéficier d'un accueil chaleureux comme celui-là. C'est bien simple, Phil Anselmo et ses compères auraient pu faire n'importe quoi, décider sur un coup de tête de jouer tous leurs titres à l'envers que le public n'aurait sûrement même pas bronché et continué de clamer son amour aveugle et inconditionnel pour le groupe. Phil fut d'ailleurs acclamé comme un Dieu vivant honorant ses fidèles sujet de sa présence, il apparut d'ailleurs vraiment touché quand son nom fut scandé par la foule. Difficile dans ces conditions de ne pas se sentir à l'aise au moment d'effectuer un concert. D'ailleurs ce dernier, il est vrai fort charismatique, focalisa l'attention sur lui à travers de nombreux discours entre les morceaux, jouant visiblement de son aura auprès du public au point de faire scander le nom de Black Sabbath alors qu'Heaven And Hell doit se produire un peu plus tard sur cette même scène...
Au niveau musical rien à dire, même si au vu des réactions dithyrambiques du public et peut-être l'influence du soleil qui balayait la scène, l'interprétation fut à mon goût assez pépère, pour un effet plus planant que réellement oppressant. Au final cela donne une prestation honorable, surtout marquée par la présence Christique de Phil Anselmo et un public de toute façon déjà conquis par avance. (Vins149)

Mobile d'une bonne partie de la présence des festivaliers, Down rassurera d'emblée ses fans et en conquerra encore quelques uns. Phil Anselmo fait figure autant de messie que de frontman et occupe l'essentiel de la scène par sa présence. Bon communicant aussi avec le public, Phil évite ce que je craignait : des caisses de speech entre les titres. Efficace, brutal et sans concessions, Down envoie du brutal à tel point que la fosse est complètement noyé par la poussière. Ceci dit en passant, ce serait vraiment un point à améliorer pour les prochaines éditions du Hellfest, la plupart des festivals en Angleterre ou en Hollande utilisent des copaux de bois ou des tapis de sols spéciaux pour éviter ce genre de désagréments. (Chaosbc)

Je ne suis pas un grand expert en stoner, mais j’attendais Down au tournant, ayant découvert le groupe avec le très bon "Over the Under". Je n’étais d’ailleurs pas le seul à les attendre à la vue du nombre de tee-shirts à leur effigie qui était de sortie. Et puis il faut dire aussi qu’avec à sa tête deux ex-Pantera, et en particulier un certain Phil Anselmo, l’affiche ne peut être qu’alléchante. Ayant aperçu Anselmo lors de la séance de dédicace plus tôt dans la soirée, j’ai pu m’apercevoir qu’il avait retrouvé la forme, chose qu’il nous démontra sur scène. C’est sûr, Anselmo est un putain de frontman, de plus il a retrouvé de sa voix. Même si je trouvais que le son était bizarre, les compositions accrochaient bien, les gros riffs crachés faisaient inlassablement headbanguer l’audience à l’image de "The Path", puis le public reprenait en cœur les paroles comme sur "On March The Saints". Du gros son made in USA, plus précisément qui sent le sud des States, une grosse mandale comme on aime en prendre. (Blackpsychoz)
Setlist :

Eyes of the south
The Seed
Lifer
The path
Losing all
N.O.D
Lysergic funeral procession
New Orleans Is A Dying Whore
Stone The Crow
Bury Me In Smoke


ANTHRAX (Mainstage 02 - 21h55-22h45) » PHOTOS

Baptême de feu pour le nouveau chanteur d'Anthrax, le gang a décidé d'en découdre ce soir avec une playlist axé sur les méga hits que sont "I am the law" ou "Indians", "Bring The Noise" et l'obligatoire "Antisocial" ainsi que de nouveaux titres et fait totalement l'impasse sur les pépites que renferme l'album "Volume 8". Vocalement c'est sûr le petit nouveau dispose de toutes les capacités requises pour s'acquitter admirablement de la tâche. Reste que si on sent que l'intention est bonne, on est encore loin de la présence sur scène des précédents vocalistes du groupe. Scott Ian et son jeu de scène énergique ne gâche rien à la fête et mouline sa Jackson comme un possédé. Reste au chanteur la (très) lourde tâche d'imposer un charisme identique à celui de John Bush et Joey Belladonna et là c'est le temps qui nous le dira. (Chaosbc)

Un peu d'appréhension avant le concert de cette légende du thrash qu'est Anthrax. Après la période de flou total ayant suivi la tournée de reformation (déjà que la mise en place de cette tournée elle-même était plus qu'étrange), l'absence de chanteur pendant un assez long moment, une nouvelle recrue qui débarque un peu de nulle part après l'épisode médiatique Corey Taylor, sans compter que le dernier vrai album du groupe remonte à déjà 6 ans, on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Une nouvelle traversée du désert ou au contraire une remise à zéro des compteurs histoire de repartir de l'avant et surtout dans le bon sens ?
Premier constat : la base instrumentale du groupe à gardé la forme, les soli sont au poil, l'ami Scott est tout sourire et vraiment affûté, les parties de batterie de Charlie Benante font toujours plaisir à entendre. Bref au niveau de la mise en place, ça gère. Concernant le nouveau chanteur, si ce dernier n'a à mon avis pas le potentiel énorme d'un John Bush, il se révèle tout de même d'un niveau largement convenable, je ne pense donc pas qu'on pourra lui porter le blâme si ce fameux nouveau départ du groupe venait à ne pas rencontrer le succès attendu. On notera tout de même que ce dernier apporte un chant plus moderne (comprendre plus agressif) sur les deux avant-goûts du prochain album joués ce soir-là ("Fight Em Til You Can't" et "New Noise") mais aussi sur les anciens morceaux qu'il réinterprète aussi d'une manière plus agressive qui surprend assez au premier abord, surtout lorsqu'on a les parties de chant de Belladonna en tête ! Néanmoins sur la longueur on finit par s'y faire, le public n'ayant aucun mal à prendre son plaisir sur les tubes tels que "Caught In a Mosh" et "I am The Law", repris à l'unisson. Et puis il ne faut pas oublier que même John Bush s'était réapproprié les chansons de l'ère de son prédécesseur pour un résultat tout aussi réussi alors pourquoi pas, d'autant que le répertoire du Bush qu'on aime fut aussi revisité à travers le retour bienvenu d'un titre comme "Only" dans la set-list.
Bref, un vrai bon concert qui fait bien plaisir de la part de ce groupe sympathique qu'on sentait un peu perdu artistiquement ces dernières années. Après rien ne peut vraiment laisser présager de la réussite ou non de ce nouveau line-up et de l'album qu'ils nous réservent, mais on en ressort tout de même rassuré : Anthrax est bel et bien vivant et prêt à avancer de nouveau ! (Vins149)

Setlist :

Indians
Got the time
Madhouse
Antisocial
Fight Em Til you Can't
Caught in the mosh
New Noise (Refused)
Only
I'm the Law

HEAVEN AND HELL (Crüe Fest Stage - 22h50-23h50) » PHOTOS

Annoncé comme "Black Sabbath" par Phil Anselmo quelques minutes plus tard, la légende du Heavy va faire son grand retour en France depuis bien longtemps. Subjugué par le dernier album "The Devil you know" vous vous doutez bien que j'étais bouillant d'impatience de découvrir l'interpretations de ces titres en live. De toute façon, lorsque l'on va voir une dream team pareille, peu importe : le jeu de Geezer Butler, sa putain de technique main droite qui me fascinera jusqu'à la fin de mes jours alliée aux solis et aux riffs imbattables de Tony Iommi (la classe incarnée) sont un spectacle à eux seuls. Le décor est plutôt travaillé : deux grilles de cimetière derrière Tony et Geezer et les lights sont superbes tout comme le son. La playlist du set est la copie carbonne des précédents sets de festival depuis le début de la tournée et à l'indique du concert au Casino de paris quelques jours plus tard : on repassera donc si on attendait quelques bonus. En tout cas quelque chose d'assez gênant, la version super longue (presque interminable) du titre "Heaven & Hell" alors qu'une version classique aurait amplement suffi ce qui aurait permis très aisément de caser d'autres titres (au hasard subjectif : Computer God, Sign of the Southern Cross ou Neon knight -joué à Paris-) sur un temps de jeu aussi réduit. maiiiiis bon, comment être réellement déçu ? c'était tellement bon ! (Chaosbc)

Setlist :

The Mob Rules,
Children Of The Sea,
I,
Bible Black,
Time Machine,
Fear,
Faling Off The Edge OF The World,
Die Young,
Heaven & Hell

GOD SEED (Hard Rock Tent – 23h55-00h55) » PHOTOS

Satan était présent en ce premier soir de festivité, avec God Seed. Ces Norvégiens ne sont autres que les ex-Gorgoroth en les personnes de Ghaal et King ov Hell, qui ayant perdu leur bataille juridique face à Infernus ont été obligés de reprendre leurs activités sous un nouveau nom. Un nouveau nom, certes, mais leur black metal reste celui de Gorgoroth, et l’ambiance aussi. A propos de l’ambiance justement, outre le fait qu’il n’y ait aucune communication avec le public, nous avons eu le droit a une mise en scène des plus grotesques comme ils ont eut pour habitude de le faire lors d’un concert après lequel la Pologne s’est indignée. Bon je n’ai pas vu de têtes de mouton ou de porc, mais en tout cas il y avait deux grandes croix où étaient crucifiés d’un côté de la scène un homme, et de l’autre une femme, tout deux ayant la tête couverte. Et je peux vous assurer que ce n’était pas de vulgaire mannequin en plastique. Bon c’était vraiment true black metal quoi ! Bref au moins l’ambiance lugubre était présente, à chacun de la prendre au degré qu’il le souhaite. Ghaal nous gâte toujours autant avec sa palette de voix d’outre tombe en fixant hypnotiquement le public. Le verdict est que God Seed c’est Gorgoroth et rien d’autre, n’en déplaise aux fans. Puis il faut dire que l’enchainement final "Carving a Giant/Sign of an Open Eye/Prosperity and Beauty", tous 3 tirés de "Ad Majorem Sathanas Gloriam", sans doute l’album le plus brutal du groupe, était magistral. Comme à son habitude, le groupe quitte la scène aussi rapidement qu’un blast beat, sans un rappel, jamais. (Blackpsychoz)

PARKWAY DRIVE (Terrorizer Tent – 01h00-02h00)

N’étant décidément pas fan de Mötley Crüe, même si je ne démens pas leur talent et l’impact qu’ils ont pu avoir sur une grande partie d’entre nous, je décide d’aller m’essayer à un tout autre style avec lequel ça passe mieux. Arrivant au milieu de leur set, la mandale est cash. Parkway Drive joue un metalcore ultra-efficace. Alors même si on sait que ce genre de formations pousse comme de la mauvaise herbe, on peut avouer que la prestation scénique des Australiens était très énergique, avec le son qui fallait et qui donnait toute la puissance à leur metalcore. On pouvait ressentir les déflagrations de basse lors des breaks comme un souffle. Je ne suis pas convaincu que la musique de Parkway Drive rende la même chose sur album. En tout cas sur scène ça envoit sérieusement du bois, et puis surtout ça défoule. Les cervicales ont pris un coup dès le vendredi soir. (Blackpsychoz)

MÖTLEY CRÜE (Crüe Fest Stage - 01h-02h00) » PHOTOS

20 ans ! 20 ans que Mötley n'avait pas mis le pied en France, bref un concert évènement et assurément un gros coup de la part du fest qui méritait bien de renommer pour la journée la Mainstage ! Vince Neil, Mick Mars, Tommy Lee (j'adore tes femmes !) et Nikki Six, la formation originale en chair et en os à Clisson, un rêve pour tout fan français et assurément l'argument majeur ayant achevé de me convaincre de venir visiter encore une fois coûte que coûte les terres sacrées de Clisson.
Avant même que le concert commence, on peut déjà ressentir l'attente devant ce qui n'est ni plus ni moins qu'un évènement, d'autant que le groupe n'est pas là dans le cadre d'une fructueuse tournée de reformation, mais bel et bien au meilleur de sa forme avec un dernier album studio de fort belle facture. L'impression se renforce quand on apprend que le groupe a interdit tout photographe, réquisitionné l'écran géant du fest pour ses propres soins et que les techniciens installent sur scène des lettres géantes.
La tension est donc palpable, tout le monde retient son souffle et boum : le groupe débarque de manière furibonde sur le riff énorme de "Kickstart my Heart", Vince Neil parcourt la scène dans tout les sens, Mick et Nikki qui à tour de rôle viennent faire leur show aux abords de la scène, à tel point qu'on ne sait plus où donner de la tête. Même si on sent bien que du fait de sa maladie, Mick a vraiment l'air fragile, un peu comme une poupée en porcelaine qui doit éviter tout mouvement brusque, mais malgré cela on ressent vraiment une énergie débordante de la part du groupe. Ces derniers partageraient-ils le même médecin qu'un certain Lance Armstrong ? On se le demande d'autant plus en entendant le chant de Vince qui bien que parfaitement dans le ton est inhumainement aiguë comme s'il avait passé ses cordes vocales au vitriol et cette impression perdurera tout au long du concert.
Ne jouons toutefois pas les fines bouches, ces derniers enchainèrent les tubes à une cadence démentielle, c'est d'ailleurs fou à la vue de la set-list de constater le nombre de tubes à l'actif du groupe, car TOUS les titres interprétés étaient connus sur le bout des doigts par le public même les plus récents issus du dernier album en date, dont on a pu constater de visu qu'ils s'intégraient parfaitement au milieu des "historiques".
Inutile de préciser que le show fut réglé comme une horloge par un groupe au taquet et sacrément charismatique (Tommy Lee qui vient s'asseoir au bord de la scène et qui tape la discute avec le public !), j'émettrais un bémol toutefois ce show à l'américaine m'ayant parfois donné l'impression d'être un peu trop préparé justement, comme ces programmes américains à grand spectacle où on soupçonne fortement tout ce qui peut se passer d'être déjà prévu au détriment d'une certaine spontanéité que je n'ai pas réellement réussi à déceler. En effet, Vince jouait les parfaits animateurs, s'amusant à faire participer à tour de rôle le public, chacun y va de son petit numéro mais tout ça ressemblait trop à mon goût à une émission de divertissement préparée sans laisser la moindre place à l'inattendu... Après le groupe a toujours eu la réputation (et la volonté) de proposer des shows à spectacle, et malgré ce sentiment personnel force est de constater que cette machine de l'entertainment ne laisse personne sur le bas coté et fait plus que remplir sa mission, même si contrairement à ce qu'on aurait pu croire (peut-être pour des raisons techniques ?) le groupe n'a pas proposé un décor aussi imposant que celui qui est le sien sur ses tournées américaines.
Pour finir ce véritable show permanent, un piano fera son apparition au milieu de la scène avec un Tommy Lee impérial aux commandes pour une interprétation vraiment réussie de "Home Sweet Home", qui sera suivie d'une grande acclamation d'un public à qui Mötley Crüe a largement donné de quoi se faire pardonner ses 20 années d'absence dans notre bon vieux pays, Tommy Lee aura d'ailleurs l'air vraiment réceptif à l'accueil réservé par le public et restera longtemps remercier ces derniers en allant au passage serrer les mains des premiers rangs en transe. Mötley Crüe aura au final largement assumé son statut et assurément laissé des images plein la tête aux spectateurs. Un peu comme un bon gros blockbuster estival quoi... (Vins149)

Les bad boys sont de retour en Europe et particulièrement en France ! Impossible de résister à l'envie de voir enfin le Crüe en chair et en os. La scène est tout proprement hallucinante : un mur de diodes avec devant les lettres de près de trois mètres (!!!!!) de "LOS ANGELES" en acier (clin d'œil à leur dernier opus "The Saints of Los Angeles").
Le son est vraiment trop trop fort mais pourtant de fort bonne facture. Première surprise : la voie de Vince Neil à bien changé depuis "Shout At The Devil" : elle est incroyablement super aigüe, comme s'il avait bouffé une bonbonne l'hélium ! Super bizarre ! Mais franchement c'est tout ce que j'aurai à redire sur ce concert-évènement ! Tommy Lee est un sauvage et tape comme un taré sur une grosse caisse de deux mètres de diamètre (!!!!!!!!!) Nikky Sixx est visiblement ravi d'être de retour sur le vieux continent. De façon très logique, on n'échappe pas aux pierre angulaires du Crüe que sont "Shout At The Devil", "The Looks That Kill"... et bien sûr un "Girls, Girls, Girls" proprement hallucinant !!! Un court métrage porno alternant avec des messages anti-bush et anti-gouvernement US est diffusé sur l'écran de droite ou encore avec des scènes de cadavre ! Pas de doute, les gars de Mötley sont de grands malades.
Pendant ce temps là, voyage dans le temps : retour aux années 80 ! Quelques groupies au milieu de la fosse enlèvent le haut avant de Slammer dans la fosse. Décidément le spectacle est dans la foule autant que sur scène. Au vu de la playlist et de l'ambiance, pas de doute pour moi : Mötley Crüe est le groupe qui remporte la coupe du meilleur concert haut la main ce soir ! Tommy Lee descendra même dans la fosse taper quelques mains avec le public du premier rang avant un final acoustique puis électrique de "Home Sweet Home". Si j'appréciais le groupe auparavant sans être un ultra fan, le combo m'a convaincu ce soir et si ils nous font l'honneur de revenir dans la capitale, c'est sûr, je ne manquerai pas le renDez-vous !
Après toutes ces émotions, je profite sans vergogne du carré VIP histoire de me rafraichir le gosier. Les Fuel Girls y feront un petit show strip tease très sympathique. Allez un petit Jack et au lit ! Les yeux tout plein d'étoiles en espérant que le deuxième jour soit aussi délirant ! (Chaosbc)

Setlist :

Kickstart My Heart
Wild Side
Saints Of Los Angeles
Solo Mick (Voodoo Chile)
Live Wire
Motherfucker Of The Year
S.O.S.
Primal Scream
Looks That Kill
Girls, Girls, Girls
Dr. Feelgood.
Home Sweet Home

SAMEDI 20 JUIN

TREPALIUM (Mainstage 02 - 11h00-11h30) » PHOTOS

Deuxième jour de festivité qui s’ouvre avec les gars de Trepalium. On ne les présente plus désormais, le groupe ayant traversé la France cette année aux côtés de Gojira. Et il est clair que le fait d’ouvrir pour leurs compatriotes les a largement aidés à se faire connaitre davantage et à promouvoir leur dernier album : "XIII". Alors bien sûr leur set va être majoritairement orienté sur ce dernier, ouvrant d’ailleurs sur "Daddy’s Happy". Et d’entrée on sent qu’ils ont gagné en aisance, et même s’ils ouvrent sur une des scènes principales du fest, cela ne les empêchent pas de se sentir à l’aise, alors qu’il y a trois ans encore le groupe jouait sous le chapiteau de la discover stage. Trepalium c’est à la fois lourd, brutal, et jazzy. Ca groove quoi ! (Blackpsychoz)

L'un des douloureux désavantages du nombre de groupes toujours plus nombreux proposé par le festival est que les concerts commencent dorénavant plus tôt et se lever avant 11h après des nuits aussi courtes et fraîches que les journées sont bien remplies et propices aux coups de soleil est réellement une épreuve. Mais vu le groupe qui démarre les hostilités en ce samedi, il est tout simplement impensable de ne pas ramener ses fesses jusqu'à la Mainstage 02 pour voir ces messieurs de Trepalium qui enchaînent de manière hallucinante les mandales de haut niveau sur chacun de leurs albums. Avec le souvenir encore vivace de leur prestation plus que carrée sur la petite scène du Furyfest en 2005, je ne me fais aucune inquiétude sur la qualité du concert qui nous sera proposé et effectivement malgré l'heure assez matinale (imaginez quand même avoir à jouer du death-metal entre le ptit dèj et le déjeuner !), le groupe a l'air en forme et va nous proposer un set particulièrement efficace. Avec l'expérience des années ces messieurs semblent parfaitement gérer la reproduction scénique de la formule magique qui est la sienne à savoir un death metal bien brutal mais groovy/jazzy à la fois.
C'est bien entendu le chanteur Kéké qui est aux avant-postes et qui se démène pour transmettre son énergie au public, les musicos étant assez statiques (ce qui peut se comprendre au vu du niveau technique). Toutefois cela ne nuit pas vraiment à la qualité du concert tant la musique se suffit à elle-même, le groupe propose d'ailleurs un set quasiment consacré au petit dernier "XIII" à l'exception de seulement deux titres ("Perversion of Reality" et "Decayed Emotions") sans qu'aucune perte d'intérêt ne soit constaté. Un concert donc tout à fait au niveau des attentes qu'on place en ce fier représentant de la scène metal française qui innove, mon seul petit regret étant que ce concert n'ait pas eu lieu sous une des tentes, l'intensité dégagée aurait été à mon avis plus forte que sur cette scène un peu grande et en plein soleil, mais bon la sagesse l'a emporté car au final nos organismes auraient-ils été préparés à un uppercut aussi tôt dans la journée ? (Vins149)

Set-list :

Daddy's Happy
Glowing Cloud
World Plague
Perversion of Reality
Addicted To Oblivion
Inner Hell
Decayed Emotions
Usual Crap

DAGOBA (Main Stage 01 - 12h55-13h35)

Après un réveil difficile, vous vous en doutez, Dagoba fait office de petit déjeuner pour moi.
Les frenchies sont là tout comme Trepalium (qui, ceci dit en passant a réalisé une prestation tout bonnement exemplaire qui prouve à nouveau si c'était nécessaire, la présence de groupes de qualité en France) pour réveiller les festivaliers.
Dagoba défend donc ce matin son nouvel Opus "Face the Colossus" avec un enthousiasme que lui rend bien le public. Le son est percutant et les nouveaux titres ne manquent pas de provoquer un joli circle pit. N'étant pourtant pas un aficionado du groupe, je ne peut que reconnaitre la qualité de leur prestation qui n'a pas grand chose à jalouser à d'autres groupes US. (Chaosbc)

Setlist :

Intro
Abyssal
Face The Colossus
The Man You're Not
Nightfall & All Mistakes
The Fall Of Men
Time 2 Go
The Crash
The Things Apart
The Things Within
The White Guy (And The Black Ceremony)

VADER (Rock Hard Tent - 13h40-14h20) » PHOTOS

Les polonais de Vader qui ont habituellement un son massif et chirurgical doivent se contenter de la même qualité sonore de celle de Entombed la veille. Vraiment dommage et pourtant, tout comme Entombed, cela n'empêchera pas le public venu en masse pour les accueillir. Le jeu de Vader est quasi chirurgical : les solis sont joués note à note et tout est merveilleusement carré. La playlist est très axée sur le dernier album ce qui nous privera pourtant pas de "This is the war" (que j'ai à peine reconnu tellement le son était brouillon) ou pourquoi pas de leur ahurrisante version du Reign in blood de Slayer que les petits gars ne manquent jamais de jouer à un tempo plus enlevé que l'original. (Chaosbc)

Setlist :

Dark Age
Silent Empire
The Crucified ones
Black to the blind
Epitaph
Rise of the undead
Shadowfear
Carnal
Wings
This is the war
Lead us


KORITNI (Mainstage 01 - 14h25-15h05) » PHOTOS

Surprise alors que je me rends le pas léger assister au concert des gentils rockers de Black Stone Cherry et que je vois Koritni débarquer à leur place. Le public est apparemment lui aussi surpris d'autant que certain ne semblaient pas les connaître. On peut aisément imaginer que ces conditions ne sont pas vraiment les meilleures qui soit avec ses propres fans qui ne sont pas forcément au courant de ce changement de dernière minute (Koritni qui devait initialement jouer sur la Mainstage 02 dans la matinée du dimanche a vu son horaire de passage échangé avec Black Stone Cherry). Il aura pourtant fallu peu de temps pour que les invités de dernière minute ne séduisent outrageusement un public venu pour d'autres ! Le groupe est vraiment carré, chacun gère parfaitement ce qu'il a à faire et il est difficile de résister à un hard rock aussi bien ficelé et riche en parties guitaristiques accrocheuses. Lex a l'air quant à lui dans une bonne forme et n'hésitera pas à utiliser (tout comme Luke d'ailleurs) à de nombreuses reprises la plate-forme installée au pied de la scène pour aller venir compter fleurette au public. Chose qui fera sans aucun doute son effet puisque c'est à peu près à ce moment là qu'une demoiselle du public qui allait rapidement devenir une célébrité locale, décida de faire honneur à cette prestation du groupe (ainsi sans doute qu'à l'accueil chaleureux du public, à la réactivité des caméramen et au professionalisme des photographes...) en respectant une tradition déjà présente sur les autres festivals étrangers : l'exposition d'attributs mammaires au vu de milliers de personnes. Plus aucun doute maintenant on a enfin un festival digne de ce nom en France ! Pour en revenir au concert, alors que le groupe était un peu arrivé sur scène devant une foule dans l'expectative, Koritni en est reparti acclamé par un public qui ne semblait plus vouloir laisser partir ceux qui étaient encore pour eux des inconnus 40 minutes plus tôt. Sacré tour de force ! (Vins149)

Set-list :

Game Of Fools
Dirty Letter
155
Roll The Dice
V8 Fantasy
Tornado Dreaming part.2
Red Light Joint
Under The Overpass
Nobody's Home
No Regrets
Let It Go


PAIN (Mainstage 02 - 15h10-15h50) » PHOTOS

Voilà un groupe que j'attendais avec impatience, d'autant plus après un très bon "Cynic Paradise" renouant avec le coté grandiloquent et véritablement massif de leur musique. La déception fut donc d'autant plus grande avec d'une uniquement deux titres du dernier album en date regroupant pourtant des petites pépites en forte quantité et de deux l'absence de ce coté grandiloquent évoqué plus haut. C'est bien simple j'ai eu l'impression de voir un énième groupe de chevelus lambda (d'autant plus lambda que comme d'hab avec Pain, le line-up change du tout au tout assez souvent), interpréter des chansons qui dégageaient de vagues ressemblances avec leurs versions studios. Avec une musique aussi riche et qui possède un univers particulier, il est fort dommage de se contenter de proposer des versions lives en formule batterie/guitare/basse mettant de coté tout un certain nombre d'éléments qu'offre les versions originales. Certes on peut souvent constater que les versions live sonnent, et ce dans de nombreux styles, plus crues sur scène sans les arrangements conférés par le studio mais de là à enlever tout un pan de ce qui se dégage de la musique du groupe sur album il y a tout de même une différence. A quand Rammstein faire des lives en power trio pendant qu'on y est ? (Vins149)

Set-list :

I'm going in
Monkey business
Zombie Slam
End of The Line
Walking on Glass
It's Only Them
Dancing With The Dead
Bitch
Same Old Song
Shut your mouth

DEVILDRIVER (Mainstage 01 - 15h55-16h35) » PHOTOS

2 semaines avant la sortie de leur nouvel album (dont l'affreux hiboux ornant la cover se voyait afficher de manière imposante sur scène), Dez et ses comparses avaient pour mission d'amener comme à leur habitude des circles-pits dont ils ont le secret et de ce coté ce fut mission réussie : en effet Dez n'eut aucun mal auprès d'un public qui n'attendait que ça à prêcher pour la création de circles pits vraiment énormes et visuellement plus qu'impressionnant. A coté de ça, le groupe gère bien son affaire, ayant fait le choix de limiter au strict minimum les nouveaux titres (un seul au final, l'éponyme "Pray For Villains") pour que le public reste en terrain connu avec un habile mélange de ce qu'il convient maintenant d'appeler les tubes du groupe ("Clouds Over California", "Not All Who Wander Are Lost", "Hold Back The Day", "I Could Care Less" et "End of The Line") pour un concert au final efficace et bien rodé même si Dez semble réunir à lui seul tout le charisme du groupe, les musiciens à ses cotés apparaissant plus comme de talentueux besogneux qu'autre chose. (Vins149)

Tous metalleux qui se respecte a forcément jeté un jour ou l’autre une oreille sur la musique de Devildriver. Pour ma part je ne connaissais qu’un morceau du groupe, le très bon "Hold Back The Day", auquel nous avons bien sûr eu droit. L’impression qui en ressort c’est que Devildriver ça dépote autant en live que sur album. L’occasion de la venue des Américains était de promouvoir leur prochain album : "Pray For Villains". Dez Fafara est un excellent frontman qui sait faire bouger son public comme il se doit. La preuve, il y a eu deux gros circle pits pendant la petite demi-heure de show, une nouvelle occasion de bouffer la poussière et d’obstruer l’objectif de l’appareil photo. (Blackpsychoz)

Set-list :

Clouds Over California
Die And Die Now
Not All Who Wander Are Lost
Hold Back The Day
These Fighting Words
Pray For Villains
I Could Care Less
Before The Hangman's Noose
End Of The Line
Meet The Wretched

CRADLE OF FILTH (Mainstage 01 - 17h25-18h10) » PHOTOS

Cradle en plein jour et sous un soleil radieux, non vraiment ce n'est pas une bonne idée. Au même titre que Dimmu Borgir l'an dernier, les accoutrements du groupe et l'ambiance véhiculée perdent tout effet en pleine journée, déjà que Cradle a toujours fait un peu kitsch mais là en pleine journée c'est le summum.
Niveau musical set-list version best of avec juste deux extraits (sans compter l'intro) du dernier album retour aux sources, pour le reste c'est une accumulation des habituelles chansons ayant amené le groupe à se faire connaître, pas vraiment de surprises donc, l'interprétation est au poil, le son semblant même un poil meilleur que ce que les Anglais proposent habituellement et malgré l'absence de Sarah Jezabel Deva pour assurer les choeurs et autres parties de chant féminin (ses absences semblent d'ailleurs être de plus en plus fréquentes aussi bien au niveau live qu'en studio), c'est la petite nouvelle du groupe, claviériste de son état, qui s'en chargera et oh surprise cette dernière se montrera vraiment à la hauteur, particulièrement au moment de s'attaquer aux parties de Liv Kristine sur "Nymphetamine" en faisant bien plus honneur à cette dernière que Deva.
Au final avec une set-list en mode automatique et des conditions de jeu qui n'aident pas vraiment à mettre en valeur la musique du groupe, considérons ce concert juste comme un apéro gentillet avant l'enchaînement de gros groupes qui est prévu pour la soirée. (Vins149)

Set-list :

In Grandeur And Frankincense Devilment Stirs
Shat Out of Hell
Gilded Cunt
Dusk And Her Embrace
Nymphetamine
The Principle of Evil Made Flesh
Honey And Sulphur
Cruelty Brought Thee Orchids
Her Ghost In The Fog

SOULFLY (Main Stage 01 - 19h05-19h55)

N'étant pas un passionné de Soulfly, je profite tout de même de ma présence au Hellfest pour assister à la prestation du groupe de Cavalera. Rien d'inhabituel, Soulfly fait ce que le public attend de lui : un medley des titres du groupe, une pointe de Cavalera Conspiracy, le tout mélangé avec une grosse louche bien généreuse de titres de Sepultura. Le son est plutôt bon et l'accueil du Hellfest l’est aussi. Tout comme les prestations auxquelles j'ai déjà assisté, le jeu de scène de Max est quasi-statique... M'enfin bon, il fera tout de même monter un heureux membre du public pour faire quelques percutions avec lui. Reste qu'on a l'impression que si les titres sont écourtés, probablement pour optimiser le temps de jeu, cela ôte tout de même un peu de spontanéité au show. Le concert se clôt sur un "Eye For An Eye" très bien exécuté et un final en forme d'abominable tentative de "Creeping Death" (Metallica) complètement foiré. Malgré cela c'est tout de même un très honnête concert de Soulfly proposé ici. (Chaosbc)

Un cover band sur la Mainstage ! Au vu des groupes proposés tout au long de ce week-end il est dommage d'accorder une si grande place au groupe de Max qui a l'air de passer par chez nous tous les 6 mois, surtout lorsque c'est pour proposer un set presque uniquement composé de reprises, tronquées en plus ! N’a-t-il à ce point plus aucune estime pour son répertoire ainsi que pour les fans du groupe pour ne proposer que si peu ? Enfin bref, vite gavé par ce que j'entends d'une prestation désespérante qui montre que décidément c'est pas beau de devenir sénile, j'ai finalement préféré aller me remplir le ventre de pâté en boîte même pas frais plutôt que d'assister à la fin de la sortie en public quotidienne de Papy Max entre deux épisodes de Derrick. (Vins149)

Setlist :

Blood Fire War Hate
Sanctuary (Cavalera Conspiracy)
Back to the Primitive
Seek And Strike
Refuse/Resist (Sepultura)
Troops of Doom (Sepultura)
Roots (Sepultura)
Jump da fuck up
Eye For An Eye / Creeping Death (Metallica)


GOJIRA (Mainstage 01 - 20h50-21h50) » PHOTOS

Après une tournée en tête d'affiche sur le continent américain, nos frenchies de Gojira arrivent ici à Clisson comme des célébrités, au vu du public qui vient se masser en grand nombre devant la scène avant même l'apparition de ces messieurs. Et c'est fort de cette grande expérience acquise à l'étranger que le groupe a largement assuré son set sur la scène principale : c'est bien simple on aurait dit avoir affaire à un de ces gros groupes international rompus à écumer les plus grandes scènes des pays qu'il parcourt, à la différence que cette fois ce gros groupe international est français ! Passé cette petite satisfaction de patriotisme primaire, le concert du groupe aura vraiment été d'une rigueur et d'une précision forçant le respect. A la qualité de la musique s'ajoutant dorénavant une maîtrise de la scène en tout point exceptionnelle, notamment en ce qui concerne la communication avec le public. Coté set-list la musique du groupe se concentre principalement sur les deux derniers albums en date, sans qu'on puisse déceler de baisse d'intérêt, ce qui est plutôt bon signe en ce qui concerne le passage sur scène des titres du dernier album au milieu des hits en puissance que sont "Flying Whales" et "The Heaviest Matter of The Universe". En conclusion du bon, du lourd et du carré, soit la confirmation définitive s'il en était besoin du nouveau statut international acquis par le groupe. (Vins149)

La venue du groupe phénomène français au Hellfest était absolument immanquable, que l’on soit fan du groupe ou pas. Ce soir était l’occasion de découvrir l’incroyable puissance scénique du groupe pour ceux qui n’avait encore jamais eu la chance de voir Gojira, et par ailleurs de se prendre une énorme mandale. Ayant eu l’opportunité de voir les Landais durant leur récente tournée aux côtés de Trepalium, je peux dire qu’il n’y a pas eu de réelles surprises pour ma part, la set-list étant la même. Toujours étant que j’ai pu prendre mon pied et me défouler comme il se doit. Alors bien sûr la set-list était largement orienté sur "The Way of All Flesh", mais beaucoup aussi sur le gigantesque "From Mars to Sirius". Les 4 français sont en grande forme depuis leur retour des States, et charrient d’ailleurs l’audience du Hellfest par rapport au public d’outre-Atlantique. Mario est toujours aussi impressionnant derrière ses fûts comme en témoigne "The Art of Dying", et Jean-Michel est toujours aussi énergique surtout quand vient la mosh part de "Flying Whales" où la basse valdingue dans tout les sens. On ne le répétera jamais assez, mais c’est sûr, Gojira est le groupe metal français par excellence à ce jour, et jouer devant un parterre de plus de 10.000 personnes ne leur fait plus peur. Attention, Gojira est vraiment décidé à tout écraser sur son passage ! (Blackpsychoz)

Encore une fois, belle séance de rattrapage que ce festival puisque pour la première fois, je vais découvrir Gojira en live. Qui a dit que nul n'était prophète en son pays ? C'est en terrain conquis que Gojira envahit la scène du Hellfest ce soir. Le public du Hellfest se presse en masse vers la scène, histoire de soutenir leur héros nationaux. Le son est limpide et le public chauffé à blanc, la prestation semble gagné d'avance. Ca bouge plutôt gentiment jusqu'à ce que Joe taquine un petit peu le public en le comparant au public américain, ce qui remet direct la pression dans la fosse.
Un chouette concert et un show bien rentre dedans. Le son est bon mais j'imagine que le groupe doit être vraiment énorme en salle. Les titres de "The Way Of All Flesh" passent admirablement l'épreuve du live et remportent la même adhésion que les titres de "From Mars To Sirius". (Chaosbc)

Setlist :

Oroborus
The Heaviest Matter of The Universe
Backbone
A Sight To Behold
The Art Of Dying - Drums
Flying Whales
The Way of All Flesh
Vacuity

ENSLAVED (RockHard Tent - 21h55-22h45)

C'est après presque deux jours de présence que j'aillais enfin assister à mon premier concert sous l'un des chapiteaux du fest, et la raison de ma venue n'était nulle autre que la présence de ces magiciens d'Enslaved et leur Black'n'roll progressif particulièrement trippant. Trippant est d'ailleurs bien le mot permettant de qualifier la prestation du groupe, qui nous gratifiera pendant près d'une heure d'une musique vraiment planante, chacun des musiciens tenant bien son rôle, il est difficile de ne pas être soulevé par l'atmosphère ambiante qui se dégage, car bien qu'ayant introduit dans son set certaines vieilleries, le groupe assume totalement la direction musicale qui est la sienne à présent et finira même par conclure son set sur ce qui est devenu en l'espace de 3 albums seulement un indispensable capable de faire planer le public une dernière fois : "Isa" avec son refrain facilement mémorisable et son riff désormais rentré dans les mœurs. Qui l'eut cru à la sortie de l'album en question ? (Vins149)

MACHINE HEAD (Mainstage 01 - 22h50-23h50) » PHOTOS

Machine Head était surement l’un des groupes que j’attendais le plus avec Gojira. Pour quelles raisons ? Parce que la baffe qu’il m’avait filé avec "The Blackening" est toujours présente, et puis j’avais vraiment pris mon pied lors du Hellfest 2007 même si le concert s’était déroulé sous la pluie et les pieds enfoncés dans la gadoue. Ce soir Machine Head était parmi les têtes d’affiche de la soirée, ce qui promettait un super show. Et sincèrement, cela à vraiment été le cas. Entrer en scène avec l’intro musicale habituelle (écouter "Hellalive"), le groupe enchaine directement avec "Beautiful Mourning". L’accroche est cash, Machine Head va tout faire exploser ce soir. L’album "Through The Ashes of Empires" ne sera pas oublié et sera même à l’honneur avec un "Imperium" de haute volée et un absolument magnifique "Descent the Shades of Night" où les briquets seront de sortis et où l’audience frappera en rythme dans les mains tout du long du morceau. Machine Head nous gratifie d’un monstrueux "Halo", mais maintenant que "The Blackening" est sorti depuis plus de deux ans, les américains sont moins axés sur ce dernier et ont décidé de varier leur set en sachant bien que leur discographie est composée de véritable hit. Alors forcément, l’album "Burn My Eyes" sera là pour agiter les plus anciens d’entre nous avec le toujours destructeurs "Davidian" où le très sautillant "Old". Il est clair que ce soir Machine Head a retourné le Hellfest avec sa puissance de feu et prouve une fois de plus que c’est un groupe fait pour la scène et faire bouger les foules. Mon seul regret : c’était trop court, beaucoup trop court ! (Blackpsychoz)

Avant l'arrivée des petits gars d'Oakland, l'intro tiré du film "The Omen" donne directement le ton : on n’est pas là pour enfiler des perles ! Le set est carré de chez carré et on ressent vraiment un énorme professionnalisme dans la prestation des américains aujourd'hui. Contrairement aux précédentes dates à Paris, ce n'est pas "Clenching..." qui introduit le groupe mais le bienvenu "Imperium" toujours aussi bien exécuté en live (Machine Head l'a dans les pattes depuis un bon petit moment maintenant). D'ailleurs, Robb Flynn fait les mêmes blagues avec ses bières que pour le concert avec Children Of Bodom et Slipknot en novembre 2008...hum faudrait trouver un autre gimmick quand même Robb ! C'est tout ce que l'on pourra reprocher à Machine Head sur ce coup là vue la playlist en béton armé qui se terminera, fort logiquement par un "Davidian" apocalyptique. Pas de grosse surprise donc pour ce concert mais une efficacité à toute epreuve : du grand Machine Head. (Chaosbc)

En 2007, peu de temps après la sortie de "The Blackening", Machine Head avait réalisé ici-même une prestation restée dans les mémoires malgré des conditions peu évidentes, autant dire que le retour du groupe seulement 2 ans après et sans vraiment aucune actualité, était attendu. Et pour la deuxième fois, Machine "Fucking" Head a facilement remporté l'adhésion du public en proposant encore une fois un concert fort en intensité et professionnalisme, ça ce n'est pas vraiment une surprise. Ce qui l'est par contre ce sont les changements apportés à la set-list pour éviter toute lassitude qui pourrait poindre après 2 ans passé à promouvoir "The Blackening". Comme sur la tournée pour l'album "Through The Ashes of Empires", c'est "Imperium" qui ouvre de nouveau les hostilités et la montée en puissance tout simplement jouissive convient particulièrement bien, au rayon des titres issus de "The Blackening", "Beautiful Mourning" prend la place de "Aesthetics of Hate" sans qu'on ne perde vraiment en qualité, mais surtout quelques très sympathiques vieilleries comme "Ten Ton Hammer" ou "Struck a Nerve" refont une apparition qui fait plaisir ! C'est que mine de rien au vu de sa carrière, Machine Head possède un sacré répertoire de titres qui tuent et c'est vraiment avec grand plaisir qu'on accueille de nouveau quelques titres plus anciens mais non moins tout aussi bons que leurs productions récentes. Pour résumer, un excellent concert dans la lignée de celui d'il y a deux ans, avec une mise à jour bienvenue de la set-list, du tout bon quoi ! (Vins149)

Setlist :

Intro - Ave Satani (The Omen)
Imperium
Ten Ton Hammer
Beautiful Mourning
Old
Halo
Struck A Nerve
Descend The Shades Of Night
Davidian

KILLING JOKE (Main Stage 02 - 23h55-0h55)

Placé assez injustement avant Marilyn Manson, Killing Joke fait montre de tout son savoir faire. Si la présence du groupe peut détonner si on la compare au nombre de formations de metal extrême présentes sur ces trois jours (bien qu'un évident effort de diversification ait été fait cette année). Pourtant la légitimité de Killing Joke n'est absolument pas remise en question loin s'en faut. Cela se confirmera, s'il en était besoin, par la prestation en tout point remarquable qu'a offert le groupe qui jouera ce soir là l'intégralité de son premier album éponyme (avec en bonus le titre "Pssyche" issu de l'album "HA") avec la version première du line-up du groupe. Jaz Coleman, maquillé comme à son habitude, est littéralement en transe et entraîne par l'hypnose tout son public.
Une heure de grand Killing Joke qui m'a donné des remords de ne pas être allé au concert du Trabendo à Paris et qui évidemment me confirme que j'ai bien fait de faire le déplacement ! (Chaosbc)

Ce samedi soir était l’occasion pour les plus jeunes d’entres nous de découvrir un groupe vraiment à part et malgré tout en tête d’affiche du festival. Car en réalité, Killing Joke a influencé une grande partie des groupes actuels. Les britanniques était un peu comme des OVNI ce soir, et même si le public était nombreux (en partie peut être parce Manson jouait après eux), j’ai eu l’impression que pas mal de personne n’accrochait pas. Pour ma part, j’ai plutôt était emballé par la musique de Killing Joke, en total décalage avec le reste des groupes jouant ce week-end. Le groupe a su varier les style et nous a replongé avec bonheur dans la new-wave, le rock, l’indus, et le punk des 80’s. Et puis il faut avouer que le charisme du sieur Jaz Coleman y est pour beaucoup, littéralement hypnotisant de bout en bout. L’ensemble du concert peut se traduire de cette manière : hypnotique, envoutant, étonnant. Pour être sincère, je ne connaissais absolument pas le groupe avant ce soir, et la découverte fut vraiment surprenante et intéressante, même si ce ne fut pas le cas pour tout le monde apparemment. Cependant, beaucoup sont restés tout de même attentifs, ce qui prouve que l’ouverture d’esprit est plus que présente au sein de la communauté metal. (Blackpsychoz)

Setlist :

Requiem
Wardance
Change
Primitive
Turn to red
Love like blood
Eighties
Madness
fresh fever
Complications
The wait
Psyche
Pandemonium

MARILYN MANSON (Main Stage 01 - 01h00-02h00)

La présence de Manson avait fait causer dans les chaumières, pour savoir s'il avait réellement sa place au Hellfest, d'autant plus depuis qu'il évolue dans un registre bien plus léger musicalement sans parler de la qualité des derniers enregistrements. Et pourtant voilà qu'il se voyait ni plus ni moins offrir la tête d'affiche d'une journée. Personnellement je me dis que tout compte fait si la présence d'un artiste grand public comme lui peut permettre d'attirer du monde et donc d'avoir plus de moyens pour d'autres, au moins sa présence aura eu une utilité. Et puis il ne faut pas se mentir, le répertoire du Manson énervé d'il y a cela quelques années aurait largement de quoi contenter les amateurs de distorsions. On pouvait même penser à une surprise comme le set de Papa Roach la veille. Et bien non, et ceci pour une seule bonne raison : Manson n'a pas daigné se fouler. Là où les mecs de Papa Roach débordaient d'énergie et où Jacoby n'hésitait pas à aller chercher le public, Manson a préféré se fermer face à un public dubitatif qui était là avant tout pour regarder et qui nécessitait certainement qu'on fasse quelques efforts pour le faire accrocher. Au lieu de ça, l'attitude de Diva de monsieur n'a pas vraiment aidé et du coté de la relation avec le public ce fut donc le gros bide.
Niveau musical, là encore la présence de nombreux titres issus des deux derniers albums n'a pas aidé non plus et c'est seulement lorsque des morceaux plus anciens comme "Sweet Dreams" ou "The Beautiful People" retentissaient qu'il y avait un semblant de réaction dans le public. Au final, c'est limite une prestation presque honteuse d'un groupe qui n'a strictement rien fait pour venir vers le public alors que ce dernier, malgré la prestation bancale, s'est majoritairement très bien comporté (je n'ai pu constater qu'un très petit nombre de sifflets et autre majeurs tendus). Bref un gros mécontentement pour un Manson qui continue à creuser... (Vins149)

Autant le dire tout net, le précédent album du révèrent m'avait laissé de glace. Si je n'avais jamais manqué un concert de Manson depuis mon arrivé dans la région parisienne, j'avais volontairement fait l'impasse sur le dernier....et j'avais apparemment bien fait tant les retours que j'en avait eu étaient négatifs. Le nouvel album relevant tout de même un peu le niveau c'est malgré tout avec une grosse appréhension que j'attendais le groupe en tête d'affiche ce soir.
La prestation était relativement correcte en début de set : l'arrivée de Marilyn Manson notamment étant particulièrement réussie. Pourtant, les décors et accessoires de scène m'on semblé un peu cheap si on les compare avec ceux des tournées précédentes.
Très très bonne idée par contre sur "Great White World", Manson est enfermé dans une cage en plastique transparente dans laquelle sont suspendus des néons pour vraiment un très bel effet. Les brûlots tels que "The Beautiful People", "Antichrist Superstar" sont toujours agréables à écouter et font leur petit effet. Surprise de taille (et une bonne) : on a même droit à "Fuck Frankie" issue de "Smell Like Children" !!!! Dam, Brian se souviendrait donc qu'il a écrit cet album ?
Hélas la suite du show est tout simplement une catastrophe. Le groupe s'avèrera incapable de jouer en entier "We Are From America" et deux coupures plus loin, après avoir déglingué de colère un fût de batterie et engueulé copieusement un type sur scène (l'ingé son ?), le groupe repart avec un autre titre puis interrompt brutalement sa prestation pour ne plus revenir. On aime ou pas Manson mais force était d'admettre que ses concerts ont au moins habituellement le mérite d'être carré. Ce soir on a eu droit a un concert brouillon qui ne va pas me réconcilier avec les concerts du groupe de sitôt. Dommage... Sweet dreams... je fonce à la tente me coucher. (Chaosbc)

Pour être sincère d’entrer de jeu avec vous, je ne suis pas fan mais alors pas fan du tout de Marilyn Manson. Donc à la base, j’assistais au concert du groupe comme un simple spectateur ayant envie de découvrir ce que cela donne sur scène, enfin surtout pour le personnage emblématique à sa tête. Car on peut se l’avouer, Manson est quand même quelqu’un ! Après pour être direct, je me suis fait chié comme un rat mort tout du long du concert, et sans mentir j’ai failli m’endormir ! C’était peut être aussi la fatigue de la journée, mais j’avais du mal à garder les yeux ouvert pendant un moment. Parce que déjà musicalement, Manson c’est vraiment pas ma came du tout mais en plus le show était nul. Au-delà de l’aspect musical, on peut dire que la mise en scène est sympa, parfois grotesque, mais originale. C’est peut être ça qui m’a permis de ne pas m’endormir. Mais à part ça, je n’ai pas trouvé ça terrible du tout, une médiocrité qu’a surement ressenti Manson puisqu’à un moment il s’est énervé et a balancé son matos parce que son guitariste n’arrivait pas à ressortir le riff d’un des morceaux. Pour un show qui ne devait laisser personne indifférent, c’était plutôt raté. Même si je n’attendais rien de particulier de la part des américains, je n’ai pas été emballé pour un sous par leur prestation. Le coche est manqué messieurs. (Blackpsychoz)

Setlist :

Intro
Four Rusted Horses
Pretty as a Swastika
Disposable Teens
Fuck Frankie
Irresponsible Hate Anthem
The Love Song
Arma-Goddamn-Motherfuckin-Geddon
Leave a Scar
Great Big White World
The Dope Show
WOW
Sweet Dreams
Rock’n'Roll Nigger
---
Irresponsible Hate Anthem
The Beautiful People


DIMANCHE 21 JUIN

HACRIDE (Rock Hard Tent – 11h00-11h30) » PHOTOS

Il est clair que pour moi, le dimanche commence bien. Ouvrir ce dernier jour de festivité avec les excellents Hacride était vraiment judicieux. Les ayant découvert sur scène il y a quelques années à l’époque de "Amoeba", j’attendais impatiemment de pouvoir les revoir et saisir l’opportunité de découvrir leur dernier méfait sur scène : "Lazarus". L’intégralité de leur set était d’ailleurs axer sur ce dernier, une manière efficace d’en faire la promotion. La musique de Hacride c’est à la fois de la puissance et des ambiances enivrantes, une musique qui explose et prend toute sa dimension sur scène. On ressent bien que leur musique s’est justement un peu "assagi", enfin disons qu’elle est un peu moins brutale qu’à l’époque de "Amoeba". Le groupe a encore prit en maturité, a évolué et fait évoluer sa musique avec lui. Beaucoup plus atmosphérique, avec des envolés presque post-core, le dépaysement est total, le voyage magique. Même si la prestation est (trop) courte, Hacride prouve ici sa place d’étoile montante de la scène metal française, et m’aura donné l’envie de découvrir plus en détail "Lazarus". Et je peux désormais dire qu’il est excellent. (Blackpsychoz)

BLACK STONE CHERRY (Mainstage 02 - 11h-11h30) » PHOTOS

Réveil encore plus difficile en ce dimanche matin avec une douche glacée en prime. Et pourtant comme Airbourne l'an dernier, les jeunes américains de Black Stone Cherry vont réussir à remettre la patate à tout le monde grâce à un pur rock'n'roll exécuté avec une énergie hors du commun, le public n'a donc dans ces conditions aucun mal à adhérer à la musique du groupe, d'autant plus que je craignais un certain ramollissement avec les titres du dernier album beaucoup plus "grand public" dirons-nous, il n'en fut rien, même ces derniers furent interprétés de manière tellement énergique qu'on n'y voyait que du feu ! A revoir très vite. (Vins149)

WHITE CHAPEL (Terrorizer Tent – 11h35-12h05) » PHOTOS

Difficile de revenir à la réalité après la prestation délivrée par Hacride. Je décide alors d’enchainer sur un groupe qui m’est inconnu, car il y a parfois du bon dans les découvertes. Le nom du groupe, White Chapel, fait référence au quartier londonien où a sévit le célèbre serial-killer Jack l’éventreur. Les américains évoluent dans un deathcore des plus banals. Efficace, la maitrise est là, le son adapté à la puissance du genre, le chant plus que guttural, mais bon voilà ça reste du deathcore sur lequel il n’y a pas vraiment d’once d’originalité. Une découverte sympa, mais pas transcendante. (Blackpsychoz)

ADAGIO (Mainstage 01 - 11h35-12h05) » PHOTOS

Adagio, comme Anthrax, a été victime ces dernières années de changements de chanteurs qui n'aident malheureusement pas à apporter de la stabilité à un groupe dont la musique est pourtant intéressante. C'est en tout cas avec un nouveau chanteur en la personne du Finlandais Chris Palin et un nouvel album sous le bras ("Archangels In Black") que le groupe vient se produire au Hellfest. Petit couac pour commencer : le premier morceau est joué ... sans guitare ! Stephan Forté joue effectivement de son instrument devant nos yeux mais aucun son n'en sort ! C'est finalement averti par les réactions du public, alors que le groupe entame son second titre, qu'à la stupeur de ces camarades le petit Finlandais se met à balancer "Stop the music ! Stop the fucking music !". Une fois Stephan s'étant rendu compte qu'il jouait effectivement dans le vide et ce problème technique résolu le groupe pourra donc dérouler son heavy mélodique aux touches black. Le groupe assume d'ailleurs totalement le durcissement de sa musique avec une set-list quasi-exclusivement basée sur le dernier opus en date, comme histoire d'entériner définitivement ce nouveau départ ? La question mérite d'être posée mais c'est tout de même dommage d'avoir laissé de coté des titres moins récents.
Ce nouveau chanteur est justement l'attraction numéro 1 sur scène tant il semble vraiment avoir une personnalité "hors-norme" et apparaît en décalage avec les autres membres du groupe, plus discrets et concentrés sur leurs parties tandis que Chris arpente les abords de la scène, headbangue à moitié accroupi, se relève soudainement, descend dans la fosse aux photographes, bref on ne s'ennuie pas vraiment ! Espérons maintenant que ce line-up aura l'occasion de durer pour voir ce que le groupe sera en mesure de nous proposer dans cette configuration sur le long terme. (Vins149)

Set-list :

Intro
Vamphyri
Fear Circus
Second Sight
The Fifth Ankh
Undead

ADX (Mainstage 02 - 12h10-12h50) » PHOTOS

Depuis sa reformation et l'album ayant suivi ("Division Blindée"), Adx parcourt les routes pour propager la bonne parole et après avoir beaucoup apprécié le concert donné en janvier dernier au Paris France Metal malheureusement celui là ne sera pas du même acabit. Attention je n'ai pas dit mauvais pour autant : ça joue bien, les rythmiques à fond la caisse font toujours plaisir, la set-list a juste été bien entendu allégée par rapport au set de janvier, tout en restant sur les mêmes bases. Non le problème c'est la communication avec le public en général. Alors que j'avais été frappé par la franche bonne humeur lors du show à la Loco où le groupe semblait jouer à domicile, j'ai senti beaucoup plus de retenu comme si ces messieurs se sentaient beaucoup moins à l'aise et/ou étaient sous le coup de la pression que doit représenter pour eux le fait de jouer au Hellfest. Donc forcément, comparé à la Loco, le concert en lui-même a manqué de ce lien avec le public, même si au final il s'est avéré plus qu'honnête. (Vins149)

Set-list :

Caligula
Notre-Dame de Paris
A la Gloire de Dieu
L'étranger
Division Blindée
Suprématie
Résistance
Déesse du Crime

KEEP OF KALESSIN (Rock Hard Tent – 13h40-14h20)

Ce n’était pas la première fois que je voyais les Norvégiens de Keep of Kalessin, mais malgré tout l’envie de les revoir était plus que présente. Il faut dire que leur black metal très thrash est vraiment efficace, déjà sur album, et cette efficacité prend forme sur scène. Le point que l’on retient en particulier c’est la force de frappe, la précision et la rapidité de Vyl derrière sa batterie. C’est une vrai machine de guerre ! Alors bien sûr le set est axé sur leur dernier et très bon album "Kolossus", mais "Armada" n’est pas passé à la trappe, loin de là. Et ce pour le plus grand plaisir des fans. A la vue de la prestation des Norvégiens, il est clair que Keep of Kalessin s’est désormais fait une place au sein de la scène black metal, et une place parmi les meilleurs. (Blackpsychoz)

VOLBEAT (Main Stage 02 - 13h40-14h20)

Que le temps passe vite ! Dernier jour de festival mais il reste encore beaucoup de concerts à voir et de groupes à découvrir ! Sur les bons conseils de mon ami et confrère Layne, je reste histoire de voir ce que donne Volbeat que je ne connais que de nom. Et là c'est la claque ! Volbeat joue du Metal'n Roll. Littéralement ! Même sans connaître un seul de leur titre, on rentre très facilement dans leur univers de gangsters et de Cadillac ! Ca groove méchamment. Michael Poulsen, le chanteur, a une voix qui rappelle étrangement James Hetfield... et toujours juste s'il vous plait !
Forts de cette ambivalence, de ce crossover entre Elvis et Slayer, les Danois bouclent leur set par la reprise du "I only wanna be with you" de Dusty Springfield (1963 les amis !!!) et par l'intro de "Reign In Blood" de Slayer justement ! Quand vous tomberez sur un autre groupe qui arrive à faire cohabiter un standard pareil avec un titre de Kerry King, vous me ferez signe !!! A revoir absolument ! (Chaosbc)

Etant donné les prestations convaincantes habituelles des rockeurs présents au Hellfest, je ne me faisais pas de souci pour ces messieurs de Volbeat et j'avais vu juste ! Bénéficiant d'un public très hétérogène et chaleureux, les Danois n'ont aucun mal à déverser leur rock'n'roll classieux dans la bonne humeur. A noter d'ailleurs l'humour dont a fait preuve le chanteur, se rendant sûrement compte que le niveau d'anglais de la foule laissait à désirer étant donné que ces derniers se contentaient de beugler "Ouais !" à chacun de ses speechs, il finira par dire : "Peu importe ce que je dis, vous répondrez toujours la même chose ?". Je vous laisse deviner la réponse du public...
Au final, et après une sympathique reprise d'un standard des années 60, le groupe se rendant compte qu'il reste du temps mais pas assez pour jouer un nouveau titre nous font un dernier petit plaisir en nous jouant de façon survolté l'intro du "Raining Blood" de Slayer, bref un concert vraiment rafraîchissant ! (Vins149)

Setlist :

Intro (end of the road)
Guitar Gangsters and Cadillac Blood
Hallelujah Goat
Radio Girl
Sad Man's Tongue
Mr. And Mrs. Ness
The Human Instrument
We
Pool Of Booze Booze Booze
I Only Wanna Be With You
Raining Blood (Slayer)

WOLVES IN THE THRONE ROOM (Terrorizer Tent – 14h25-15h05)

Le Hellfest est l’occasion de faire des découvertes, qui sont après plus ou moins surprenantes. C’était le cas avec les américains de Wolves In The Throne Room. Encore un nom à rallonge me direz-vous. Remarquez, celui-ci va bien avec la longueur de leur morceau. Et pour dire vrai, j’ai eu du mal à rentrer dans le set des américains. Car en fait le black metal de WITTR est assez particulier, peut être même novateur. Alors que certains auditeurs peuvent justement être rebutés sur les classiques parties de blast beat fidèle au genre, ceux-ci peuvent se raccrocher au set grâce aux breaks atmosphériques. On ne peut pas vraiment dire que l’on a à faire à un black metal atmosphérique ; j’oserais dire que le black metal de WITTR est justement teinté d’une certaine nappe postcore à l’écoute des superbes mélodies qui enivrent les breaks. Le public est d’ailleurs super réceptif à la musique du combo et les acclamera de la meilleure des manières, même si le groupe n’adressera aucun mot à l’audience. Que voulez-vous, c’est la sociabilité de la scène black metal. (Blackpsychoz)

UFOMAMMUT (Terrorizer Tent – 15h55-16h35)

C’est avec une totale curiosité que je me rend au concert de Ufomammut, groupe Italien sludge/doom mené par trois gars. Malheureusement pour eux le set commence avec des problèmes techniques au niveau des guitares, en particulier sur la basse qui se révèle au premier abord ultra-poussée. Après quelques minutes de rectification, le groupe reprend, vivement encouragé par le public. C’est lourd, très lourd, ça vibre dans les tripes et c’est à la fois lancinant avec cette touche psychédélique. Un mélange des style qui prend bien. Le public est très réceptif et se laisse transporter sur le tapis tissé par les Italiens. Celui-ci le rendra bien au groupe à la fin du set, ressortant de la tente à la fois apaisé et les oreilles bourdonnantes. (Blackpsychoz)

DESTRUCTION (Main Stage 02 – 16h40-17h20) » PHOTOS

Que la honte s'abatte sur moi, je ne connaissais Destruction que de nom. Je passais à côté de la scène où le show était déjà bien entamé que le déclic a eu lieu : Destruction c'est de la bombe atomique. J'ai accouru rejoindre le mosh-pit histoire de rattraper le temps perdu.
Tout comme Vader, Destruction est un groupe de Papy du Thrash. Des vieux briscards qui ne sont pas nés de la dernière pluie. Les Allemands ont tout déglingué, ont déclenché de beaux circle-pits et autres catastrophes naturelles... C’aurait été dommage de passer à côté de ça quand même ! (Chaosbc)

Setlist :

Curse the gods
Bestial Invasion
Devolution
Mad Butcher
Eternal Ban
Life Without Sense
Thrash 'till Death
The Butcher Strikes Back
Nailed To The Cross
Total Disaster

BURLESQUE BOULEVARD (Electric Circus - 17h00-17h30) » PHOTOS

Une des nouveautés dans le programme du Hellfest cette année, c'était la présence d'un Chapiteau Electric Circus avec la présence de Catch made in France et de strip-teaseuses. Comme nous avons un sens du professionnalisme particulièrement développé chez Metal Sickness, nous tenions à proposer à nos fidèles lecteurs un report de ce qui se déroulait sous ce chapiteau pendant que la masse des festivaliers headbanguait sauvagement au loin. Je me suis donc dévoué pour assister au spectacle d'"effeuillage" (c'est comme ça qu'on dit chez les gens bien élevés !) proposé par la troupe parisienne Burlesque Boulevard.
Le but de la troupe est simple : proposer un spectacle rétro et burlesque, dont l'univers faisait parfois penser à celui développer par Manson sur l'album "The Golden Age of Grotesque", il aurait d'ailleurs pu les ramener avec lui sur scène, ça aurait égayé un tant soit peu sa (minable) prestation.
L'ambiance est plutôt intime, le chapiteau en question étant de petite taille, des chaises avait d'ailleurs été installés pour le confort de ces messieurs (parfois accompagnées de quelques madames curieuses), le seul truc à revoir étant la présence du ring de catch en plein milieu (ou alors mesdames font le show sur le ring !).
A noter d'ailleurs que des membres de la sécu avait été aussi affecté au cas où, autant dire que les heureux élus ont vraiment dû passer un festival éprouvant ...
Nous aurons donc droit donc à un numéro en solo de chaque demoiselle accompagné de titres de Marilyn Manson entre autres avec un effeuillage léger de chaque demoiselle sous un thème particulier : le feu pour Pamela Winchester, la nature pour Tina Von Nekro, etc ... avant de conclure sur un final où toutes les demoiselles terminent ensemble sur scène, le tout dans une ambiance très bon enfant (un mec de l'orga au pur look de métalleux se fera d'ailleurs acclamer avec humour lors de son passage sur scène entre deux numéros, ce dernier finira par se prendre au jeu et à envoyer des bisous à destination du public avant de quitter la scène !).
A noter que niveau demoiselles tout était prévu pour que chacun puisse y trouver son bonheur puisque c'est bien simple il y en avait pour tous les goûts : une demoiselle ultra mince (un spectateur frustré gueulera même lors de sa sortie de scène un facétieux "Va manger !"), une autre tout en rondeurs, une avec des formes plus que prononcées et enfin une dernière avec des formes au contraire plus discrètes. Les numéros en eux-mêmes étaient ma foi bien exécutés avec euh ... talent dirons-nous même si on sentait quand même un fort coté amateur (un briquet qui ne voulait pas marcher, des éléments du décor d'un précédent numéro oubliés sur scène, quelques soucis techniques ou de timing) mais au final l'ambiance fut bel et bien là et chaque festivalier avait l'occasion de se réchauffer le coeur quelques instants pour se reposer entre deux déflagrations sonores. (Vins149)

NAPALM DEATH (Rock Hard Tent - 18h15-19h00) » PHOTOS

Ma présence à la prestation de Napalm Deathétait de l'ordre du non-négociable tout comme celle de l'open bar Jack Daniels qui avait lieu un quart d'heure plus tôt. Que faire dans une pareille situation ? un choix ? ça va pas non ? On se grouille et on fait les deux !!! C'est avec quatre verres de jacko dans le nez en quelques minutes que je me suis précipité voir nos anglais sous la tente Hard Rock pleine a craquer ! Les petits gars étaient attendus, c'est plus que clair ! Malgré un son tout bonnement épouvantable, les gars ont assuré leur race. Et franchement, rien que pour voir Lee Dorian (ancien chanteur du groupe donc !) improviser une petite incrust' avec Barney sur "Deceiver" et "You suffer" ça valait son pesant de cacahuètes. Historique ! je vous le dit moi ! (Chaosbc)

C’est juste après le Happy Hours Jack Daniel’s que nous nous rendons rapidement sous la Hard Rock Tent avec mon collègue Chaosbc pour assister au show de Napalm Death… avec nos 3-4 verres de Jack à la main. Forcément on arrive un peu énervé, alors que Napalm Death vient tout juste de commencer à blaster sur un morceau de son "Time Waits For No Slave". Pour une personne normale qui écoute sa petite pop-music, Napalm Death n’est que du bruit. Mais dans la réalité, la musique de Napalm Death est tout autre, car en plus d’être extrême elle est technique, fait qui prend tout son sens sur scène. Les anglais sont franchement impressionnants, Barney toujours au bord de la syncope est monté sur pile électrique. L’énergie dégagée est telle que le pit est furieux, surtout quand arrive "Suffer the Children". Tellement le pit bouge, je me sens dans l’obligation de ranger tout mon matos bien à l’abri dans mon sac et de faire sauter le tee-shirt à cause de la chaleur. Et on peut dire que j’ai eu le nez fin car à la fin du show je me suis fait surprendre par Chaosbc qui m’envoya slammer sans que j’ai le temps de calculer quoi que se soit. Plus qu’une déflagration sonore, Napalm Death c’est aussi une déflagration de corps qui s’entrechoquent dans le pit. Eprouvant ! (Blackpsychoz)

QUEENSRŸCHE (Mainstage 01 - 19h05-19h55) » PHOTOS

Déçu par un dernier album "American Soldier" assez moyen, ce n'est pas cette prestation live qui allait me rassurer avec une set-list faisant l'impasse sur la plupart des meilleurs titres du répertoire du groupe, un groupe d'ailleurs ayant l'air de jouer en mode pilotage automatique, des guitaristes qui à intervalle régulier vont jouer certaines parties sur le devant de la scène comme on irait pointer au boulot à heures fixes, bref vous l'aurez compris une prestation sans âme qui a vite fait de me donner envie d'aller voir ailleurs. (Vins149)

MASTODON (Mainstage 02 - 20h00-20h45) » PHOTOS

Ah qu'il est loin le temps où Mastodon était encore un jeune groupe hargneux qui en voulait et qui cassait des briques en première partie de groupes importants (Slipknot, Slayer), maintenant qu'ils ont acquis un certain statut, la rage semble les avoir quitté et c'est ainsi une prestation pas très convaincante qu'ils ont proposé aux festivaliers. Rien à reprocher sur le plan technique où ces messieurs furent particulièrement appliqués, trop peut-être au point de perdre toute réelle connexion avec le public, ça se contente d'aligner les titres en majorité issu du dernier album plus mélodique et, comble de tout, même une chanson comme "March of The Fire Ants" concluant le set ne réussira pas à apporter un tant soit peu d'intensité au concert. (Vins149)

J’avouerais qu’au moment du concert de Mastodon, j’ai eu un coup de barre monumental, la fatigue de ces 3 jours de festivité commençant à peser. Alors certes j’étais impatient de pouvoir voir Mastodon, mais je planais plus que je ne suivais le show. J’ai souvent entendu dire que les américains n’avaient jamais un son terrible, et que leurs prestations n’étaient pas vraiment exceptionnelles. Bon vous me direz qu’avec un style aussi particulier, le rendu n’est peut être pas vraiment le même en live que sur album. Pour tout dire, le son n’était pas vraiment mauvais, la prestation pas vraiment mauvaise, mais par contre il est vrai que l’ensemble de la prestation n’était pas non plus exceptionnelle. Surtout que le groupe ne communique absolument pas avec le public, un point qui m’a un peu dérouté. Voila j’ai eu l’impression que le groupe est venu jouer pour défendre rapidement son dernier album ("Crack The Skye"), pour faire des petits rappels des albums précédents et puis c’est tout. En définitive, Mastodon en live m’a laissé perplexe, c’était sympa mais vraiment sans plus. J’espère juste que ce n’est pas la fatigue qui m’a donné cette impression là, mais en attendant moi je retourne me faire péter un petit "Blood Mountain". (Blackpsychoz)

Set-list :

Oblivion
Wolf Is Loose
Crystal Skull
The Czar
Crack The Skye
Blood And Thunder
Iron Tusk
March of The Fire Ants

EUROPE (Main Stage 01 - 20h50-21h50) » PHOTOS

Comment dire non à un concert d’Europe ? Comment refuser ce voyage dans la machine à remonter le temps, retourner dans les années 80 ou les spandex, les permanentes étaient lois ? Impossible ! Pourtant c'est bien simple nous avons changé de siècle depuis et Europe a changé d'époque avec nous ! Et oui ceux qui espéraient voir des clichés vivants en étaient pour leurs frais ! Les gars ont la classe !
Le groupe emmené par son frontman historique Joey Tempest a bien vieilli. Si tous les hits, (de "Rock The Night" à "Superstitious", "Cherokee", "Scream Of Anger" en passant par l'obligatoire "The Final Countdown" en fin de concert) qui ont fait d'eux ce qu'ils sont, sont totalement assumés (et donc joués avec un visible plaisir), Les suédois ne se sont pas bloqués sur leur âge d'or et ont su également proposer de nouveaux titres bien sympathiques. Du bon hard-rock pêchu et intemporel. Les lights étaient magnifiques tout comme le son, les titres parfaitement exécutés. Rien à redire. Bravo à eux ! Un des meilleurs concerts de la journée. Je pense qu'on peut dire sans trop de risque que Europe a calmé pas mal de monde ce soir là. (Chaosbc)

Tadadada dadadadada ! Manowar ? Mötley Crüe ? Heaven And Hell ? Non, l'évènement de ce Hellfest 2009 c'était bien entendu la présence d'Europe et de son cultissime "The Final Countdown" ! D'ailleurs le public ne s'y était pas trompé et s'était rassemblé en masse pour voir Joey Tempest et ses camarades fouler la Mainstage de Clisson. Et n'en déplaise aux détracteurs, Europe n'a absolument pas proposé un show kitsch ou ridicule. Bien que le style du groupe soit définitivement ancré dans les années 80, les Suédois ont montré qu'ils n'étaient pas périmés et que le répertoire du groupe avait bien plus à proposer encore actuellement que ce que l'on peut penser. Car les réduire à leur seul tube archi-connu mondialement serait réducteur, et ces messieurs ont en tout cas clairement refusé cette étiquette en proposant des morceaux modernes et dans l'air du temps comme ce sympathique "Love Is Not The Enemy". Il ne faut pas se cacher, le public était venu majoritairement pour LA chanson (tout comme moi !), mais entre-temps Europe a tenu à nous prouver qu'ils n'étaient pas juste une bande d'anciens sortis du formol pour interpréter inlassablement ce tube intergénérationnel, mais bien un groupe qui a toujours des choses à dire et c'est effectivement la leçon n°1 à retenir de ce concert, qui bien entendu a été conclu sur le hit en question. On a maintenant définitivement trouvé le morceau officiel du Hellfest capable de réunir les anciens, les jeunes, les blackeux, les coreux, les punks, les geeks, bref un grand moment de communion pour conclure un concert plus que sympathique ! Devrait essayer de faire jouer Europe dans la Bande de Gaza pour voir, sait-on jamais... (Vins149)

Setlist :

Last Look At Eden
Love Is Not The Enemy
Superstitious
Scream Of Anger
Sign Of The Times
Always The Pretenders
Seventh Sign
Start From The Dark
Ready Or Not
Rock The Night
Cherokee
-------------
The Final Countdown

SUICIDAL TENDENCIES (Mainstage 02 - 21h55-22h45) » PHOTOS

Tout comme Dave Mustaine EST Megadeth, ce show a montré que Mike Muir a lui tout seul représente l'esprit Suicidal Tendencies. Il faut dire que les musiciens qui l'accompagnent se contentent de gérer et non que peu à proposer en terme de charisme et de présence scénique, mais heureusement pour le groupe Mike est là pour compenser et c'est peu dire qu'il est intenable, on sent vraiment que Suicidal est sa vie et qu'il ne triche absolument pas, le public ne s'y trompera donc pas et réservera des réactions plus que chaleureuses vis à vis du Mike MuirAnd Friends Band, et ce dernier les remerciera en introduisant l'espace d'un long moment le chaos au Hellfest en faisant monter au bas mots une centaine de spectateurs sur scène pour un finish à base d'allégeance à l'esprit S.T. Sacré Mike ! (Vins149)

La dernière fois que j'ai eu la chance de voir Suicidal Tendencies, c'était à l'Elysée Montmartre à Paris il y a… pfouuuu bien longtemps. Ici ce n'est pas la même affaire.
J'étais bien curieux de voir S.T dans un contexte radicalement différent histoire de voir comment ils s'en tiraient.
Dès le début du concert, Mike Muir est absolument partout ! Il n'a de cesse de courir en long et en large de la scène. Les cinq bonhommes en bandana imposent très nettement le respect... et mettent surtout un beau bordel à la vue du nuage de poussière qui s'élève du sol. Et que dire du "Pledge Your Allegiance" ? Plusieurs centaines de personnes montent sur scène ! Du jamais vu ! Les légendes du hardcore ont parlés, la tâche va être rude pour la jeune garde ! (Chaosbc)

Setlist :

You Can't Bring Me Down
We Are Family
War Inside My Head
Subliminal
Come Alive
Send Me Your Money
Possessed To Skate
Cyco Vision
Pledge Your Allegiance

DREAM THEATER (Mainstage 01 - 22h50-23h50)

Déjà présent en 2007, Dream Theater était ce soir en mode démonstration pour un concert qui peut être frustrant si on n'apprécie pas un minimum la musique du groupe, tant les longs passages techniques furent nombreux néanmoins ponctués de nombreuses rythmiques metalliques dont celle d'un extrait du nouvel album "Rite of Passage" qui a dû en convaincre quelques-uns. L'accueil du public, donc, sans virer à la folie, a été forcément plus poli qu'autre chose. Nombreux était ceux s'arrêtant pour regarder les prouesses techniques du groupe, en particulier une jam finale entre John Petrucci et Jordan Rudess avec son clavier portatif en forme de guitare pour un duel claviers/gratte qui valait son pesant de cacahuètes aussi bien musicalement qu'au niveau visuel, pour peu qu'on soit fan bien sûr. Remarque qui peut d'ailleurs s'appliquer à tout le concert. (Vins149)

Set-list :

In The Presence of Enemies Part.1
Beyond This Life
Rite of Passage
Erotomania
Voices
Metropolis Part.1

HATEBREED (Main Stage 02 - 23h55-00h55) » PHOTOS

Vu l'ampleur du cataclysme provoqué par ST une petite heure auparavant, Hatebreed va devoir batailler ferme si elle souhaite soutenir la comparaison. D'ailleurs Jasta ne s'y trompe pas, il porte le même bandana que ST (Bordel ! On dirait Eminem !) et affirmera son respect envers ses ainés par la même occasion. Voila pour les présentations et les politesses, pour le reste, excusez du peu : triple circle pits (deux de plus et c'était les jeux olympiques vu d'avion), Capoeira, slams, pogos tirelipimpon avec la tête avec les bras.
La prestation est brutale et l'air est proprement irrespirable tellement les pogos soulèvent la poussière (linge sur la bouche strictement obligatoire pour survivre). Jamey est particulièrement en voix ce soir et le groupe bousille tout sur son passage. C'est bien simple, sur "Destroy Everything", j'y ai même laissé une côte !!! (Damn, ça va être drôlement embêtant pour les futurs concerts de NIN et Sepultura ça...) (Chaosbc)

Il vous reste encore du jus après ces 3 jours de folie ? Les multiples circles pits de Devildriver vous ont laissé sain et sauf ? Vous avez réussi à sortir indemne du concert de Napalm Death ? Eh bien Jamey Jasta et ces compères sont là pour réparer tout ça et achever les autres au passage avec une set-list qui donnait dans le béton armé. Le groupe avait tout prévu et par l'intermédiaire de Jamey a demandé au public de mettre ses dernières forces dans la bataille et au vu des hymnes utilisés à cette fin, inutile de dire que le public n'a pu que satisfaire cette demande. Résultat : des circles pits dans tous les coins, un déchaînement de fou furieux, bref du hardcore dans toute sa splendeur. L'uppercut fut violent (spécial dédicace à la côte de ChaosBc !) et c'est ainsi que je ne fus pas surpris plus tard dans la nuit d'apercevoir un type hagard encore sous le choc qui ne cessait de répéter "destroy ... everything...". (Vins149)

Setlist :

This Is Now
Straight To Your Face
Never Let It Die
Perseverance
Thirsty & Miserable (Black Flag)
Beholder Of Justice
Pollution Of The Soul
The Most Truth
Last Breath
Doomsayer
To The Threshold
Hallow Ground
Tear It Down
Defeatist
As Die Hard As They Come
Live For This
I Will Be Heard
Destroy Everything

BRUTAL TRUTH (Terrorizer Tent - 01h00-02h00) » PHOTOS

Manowar a beau être le tête d’affiche de ce festival d’exception, franchement quand ça passe pas, ça passe pas. Du coup j’avais vraiment envie de me prendre une sérieuse déculottée, à proprement dit d’écouter un truc de mec, mais de vrai mec. Alors quoi de mieux que de clôturer le festival par les légendes du grindcore New-Yorkais ! Le coup de masse avait déjà été ultra-violent avec Napalm Death un peu plus tôt dans la soirée, et là Brutal Truth m’a mis le même en pleine face. Ces mecs maitrisent leur art totalement débridé à la perfection et sont vraiment du même niveau que leurs collègues anglais. Un set d’une folie hallucinante, un son ravageur, des rythmiques d’une extrême violence, du pur grind quoi. Richard Hoak, derrière ses fûts est tout simplement impressionnant, avec ses incessantes alternances de rythmiques absolument démentielles, franchement dur de le suivre. 2h du matin sonnant, alors que les membres s’apprêtent à quitter la scène, Hoak est hors de lui et continue de marteler sa batterie, on sent qu’il ne veut pas en rester là. Du coup ils improvisent, en cherchant rapidement les notes. L’énergie dégagée par Brutal Truth est impressionnante, Kevin Sharpe se mettant violemment le micro dans la gueule à plusieurs reprises. Voilà ce qu’on appel un show complètement barré et franchement pour clôturer le Hellfest ça fait du bien de se défouler même si la fatigue est plus que présente. Surtout qu’il a fallu se retaper plus d’une demi-heure de Manowar après. (Blackpsychoz)

Pas fan de Manowar pour un sou, je décidais d'achever mon périple Clissonien par un concert de grind par un des maîtres du genre : Brutal Truth. Et quel plaisir ce fut de voir entre autres ces cultissimes Kevin Sharp avec son chapeau de cowboy et le géant bassiste Danny Lilker fondateur d'Anthrax faut-il le rappeler, fouler cette petite scène plus d'une heure durant pour délivrer un concert complètement survolté, joué dans la bonne humeur qui plus est. Le groupe est au taquet cela se voit tant les mecs donnent tout, enchaînent les titres sans essoufflement et finissent par plier le public sans trop de difficultés. A noter par ailleurs pour illustrer le niveau de décontraction des gars : Kevin passe tout le set pieds nus, genre je joue dans mon salon, et pour pallier au fait que, grind oblige, la liste de titres est assez importante, le groupe s'est ramené sur scène avec une set-list inscrite sur une énorme planche de bois ! Set-list qui d'ailleurs sera finalement donné à un membre du public alors qu'on pensait (à juste titre) assister à la fin du show, mais le batteur en avait apparemment décidé autrement : alors que ses compères commençaient à regagner leurs pénates, ce dernier comme pris par la musique et semblant totalement incapable de s'arrêter continua à jouer de sa batterie de manière nerveuse tout en insistant auprès de ses camarades pour continuer le concert. Incrédules devant le comportement du père Rich, ces derniers furent obligés de se résigner et suivant un moment de battement assez drôle avec des mecs qui gueulent pour savoir quel titre va être joué et Kevin qui répond qu'il n'en sait rien parce qu'il a donné la set-list (!) et s'en va inquiet s'enquérir auprès de son guitariste arrivé il y a seulement 2 ans dans le groupe, s'il y aurait une chanson supplémentaire qu'il saurait comment jouer ! Un final apocalyptique comme vous pouvez vous en douter pour un concert qui restera dans les annales ça c'est sûr ! Génial pour mettre fin à ces 3 jours de festival non ? C'est ce que je pensais mais le festival ne s'est pas arrêté là pour moi ... (Vins149)

Set-list :

Sugar Daddy
Turmoil
Daydreamer
On The Hunt
Fist In Mouth
Get A Therapist
War Is Good
Evolution Through Revolution
Powder Burn
Attack Dog
Branded
Detached
Global Good Guy
Humpty Finance
Itch
Afterworld
Lifer
Bob Dylan Wrote Propaganda Songs
Grind Fidelity
Birth Of Ignorance
Stench Of Profit
Dementia
Blind Leading The Blind
Pass Some Down
God Player
Turnface
Choice Of A New Generation
Walking Corpse
Collateral Damage
Dead Smart
Ill Neglect

MANOWAR (Main Stage 01 - 01h00-2h45) » PHOTOS

... car Manowar en avait décidé autrement. J'avais pourtant été prévenu par ces déclarations digne des Chuck Norris Facts comme quoi Manowar jouait plus fort que tout le monde, eh bien je l'ai découvert par moi-même quand bien que revenu à ma tente, je me suis rendu compte que j'entendais le concert ... comme si j'y étais ! A moi donc les joies de ces cris de Warrior qui n'ont peur de rien et surtout ce discours improbable et pourtant entendu : quand tu portes un t-shirt Manowar tu fais parti du club très fermé des Warriors et si au boulot, à l'école ou dans la rue on te cause des problèmes à cause de ça, en tant que Wooooaaaarrrriiiioooorrrr une seule réponse à donner tu as : Fuck You !
Merci pour ce grand moment qui m'aura permis de m'endormir sur une touche d'humour ! Comment ça ce n'était pas de l'humour ? (Vins149)

Je n'avais jusqu'alors jamais vu Manowar en concert. On me l’avait raconté, j'avais déjà vu des vidéos mais alors franchement voir le groupe en vrai ça relève de l'Experience avec un grand "E". Déjà, j'ai proprement halluciné sur le nombre de fans présents et venus spécialement pour Manowar. Même pas la peine de compter : c'est clairement le groupe qui a rameuté le plus de monde parmi toutes les autres formations présentes au Hellfest.
Autant que ce soit dit : impossible de s'approcher pour faire des photos tellement il y avait de monde. J'ai également jeté un oeil sur les drapeaux des festivaliers présents : Incroyable !!!! J'ai vu des drapeaux de tous les pays d'Europe mais aussi du Japon et d'Irak !!!!!!
Au bout de trois (!!!!!) intros, fidèle à sa réputation (homologué par le guiness book des records) de "Groupe qui joue le plus fort du monde", le volume sonore était incroyablement fort et, je vous le donne en mille, qu'est ce qu'Eric Adams trouve le moyen de dire à peine arrivé sur scène ? "Ca va les gars ? C'est pas trop fort ?"
Pour le reste, le groupe fera monter sur scène un mec portant un t-shirt de Rammstein pour le convertir au true metal. Quelques solis de guitare, une guitare dédicacée offerte et un t-shirt de Manowar et une bière plus tard ça y est ! L'âme est sauvée, il est devenu un vrai Heavy warrior. Un mélange de père-noël et de prêcheur en fait...
Je passerai rapidement sur les commandements du Heavy Warrior : "Si tes parents aiment pas ton mulet, si ton boss aime pas ta veste à patch : dis leur d'aller se faire foutre" pour aller directement au clou du spectacle, la remise d'un trophée bien particulier à Ben Barbaud et Olivier Garnier pour avoir eu le courage de les avoir faits venir : les BALLS OF STEEL !!!! (deux couilles en acier avec une plaque nominative en dessous) : tout simplement mythique !
Et puis voila c'est terminé le show de Manowar, tout en retenue, se termine par un gigantesque feu d'artifice qui par la même occasion clos un Hellfest qui peut enfin désormais tenir la dragée haute aux autres festivals européens. (Chaosbc)

Setlist :

IntroS
Manowar
Blood Of My Enemies
Hand Of Doom
Brothers Of Metal
Call To Arms
Heart Of Steel
Sleipnir
Loki God Of Fire
Kings Of Metal
Solo Joey di Maio (le vol du bourdon et autres....)
The Gods Made Heavy Metal
Fast Taker
Warriors Of The World
-----
Kill With Power
Hail And Kill
The Crown And The Ring
----
OutroS et feux d'artifices !

Au final, cette édition du Hellfest fut dans la lignée de la précédente avec des améliorations constantes qui font plaisir (écran géant, diverses animations proposées en bonus, une organisation bien rodée) et une programmation toujours énorme et à même de satisfaire tout le monde. Bref je n'ai donc que de légères remarques négatives à effectuer :
- Les douches c'est bien, des douches propres c'est mieux !
- Pareil pour les toilettes !
- Trouver une solution contre la poussière et l'air irrespirable lors des pogos et autres joyeusetés (problème qui était déjà présent l'an dernier).
Mis à part ces quelques points, rien à redire, si ce n'est que quelque soit l'affiche et à moins d'un tremblement de terre, l'année prochaine je serais fidèle au poste !











 

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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû - 11:31 (2009)    Sujet du message: Publicité

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